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  • Paris Web 2010 - Le texte et le web

    2010/10/20

    J'ai eu la chance d'assister à l'ensemble des conférences données à Paris Web sur le rôle du texte et de la typographie dans le web d'aujourd'hui.

    La présentation Le texte: parent pauvre du web ? (par Jean-Marc Hardy) rappela les points les plus pertinents sur l'usage des éléments textuels par rapport à l'image.

    Outre l'exemple classique sur les outils de référencement qui ne savent aujourd'hui utiliser que le texte brut d'une page (au grand dam des "flasheurs"), D'autres résultats d'études furent donnés:

    • le taux de suivi des liens publicitaires textuels (ceux de Google par exemple sont 10 fois plus efficaces que les bannières classiques qui ont un taux de suivi de 2‰).
    • des cartes de température montrent que les titres (surtout si ceux-ci sont inférieurs à 11 caractères) restent très structurants pour la lecture et le prise d'informations à la différence des images qui restent floues pour le cerveau pendant les premiers dixièmes de secondes
    • l'usage de phrases explicatives plutôt que des infinitifs vagues dans les boutons de formulaires rassurent l'utilisateur ѕur des étapes cruciales d'enregistrement.

    Un dernier contre-exemple étonnant fut donné au sujet d'une boutique en ligne qui en voulant mettre en valeur la corbeille d'achats par une image très colorée a provoqué l'effet inverse: un sentiment de rejet des utilisateurs qui croyaient voir alors une publicité ;-)

    Jean-Marc Hardy a évoqué brièvement le rôle du texte dans l'accessibilité mais a préféré laisser cette partie à d'autres orateurs de Paris Web (l'accessibilité étant à l'honneur cette année).

    J'aurais bien aimé avoir son avis sur l'esthétique souvent utilisée pour les sites dits Web2.0 qui se rapprochent finalement assez bien de ses recommandations.

    Le deuxième jour, j'ai particulièrement apprécié les sujets autour de la typographie et le rhythme des pages...


  • Paris Web 2010 - Spécial typographie

    2010/10/20

    Suite de la première journée.

    Le lendemain, j'ai pu assister à La typographie comme outil de design (par David Rault) qui me semble être une sensibilisation indispensable à tout développeur web. Une introduction efficace et complète sur les familles de polices (classification VOX-ATypI) et les types d'effets produits sur le lecteur. Il faut voir la typographie comme l'équivalent de l'intonation à l'oral. La police apporte un autre contexte à la compréhension du texte. Pour finir, David Rault a parcouru les "web fonts" les plus connues tout en prenant soin de donner son avis d'expert ainsi que des détails historiques croustillants.

    Les organisateurs de Paris Web avaient ensuite judicieusement programmé La macrotypographie de la page Web (par Anne-Sophie Fradier). Après quelques explications historiques sur l'importance du support sur le format, plusieurs techniques de bases ont été présentées, comme par exemple l'usage des grilles pour la construction des pages. Celles-ci fixent un cadre à la créativité et permettent de respecter plus facilement des pauses visuelles pour retrouver un confort de lecture indispensable. L'interlignage doit être important (140% du corps), le fer à gauche et le drapeau à droite et un corps de texte suffisamment gros pour éviter des changements de taille de police intempestifs (qui risquent de "casser" la mise en page).

    Un des sujets intéressants mais souvent méconnu est le respect de la ligne de base dans la construction du flux vertical du texte dans un document. C'est justement sur ce principe et en se basant sur cet article que plusieurs personnes à Logilab ont commencé à implanter des "règles de rythmes" dans le framework CubicWeb lors d'un sprint en mai dernier. Dernier conseil à retenir d'une typographe, il faut donc toujours essayer de "retomber sur ses pattes" :-)

    Une question pertinente fut posée à la fin de la présentation sur la mode des "design fluides"; c'est-à-dire des mises en page calculées tout en proportion plutôt que fixées en pixels. La réponse donnée ne peut être absolue car ceci dépend essentiellement de la créativité et de l'originalité de l'auteur du site ; même si Anne-Sophie Fradier préconise quand même de garder le contrôle sur la largeur (la hauteur étant souvent imposée par le navigateur).

    Conclusion

    L'usage de WOFF, les nouveautés apportées par CSS3 et les effets rendus possibles par javascript vont permettre de créer un nouvel univers au texte et à sa mise en forme. Nous pouvons espérer que le confort de lecture et la lisibilité des textes vont devenir de véritables critères de qualité. Il me paraît aujourd'hui évident à l'issu de ces présentations que la typographie va petit à petit s'imposer comme une nouvelle compétence du web designer de demain.


  • Pourquoi il faudrait faire du Javascript coté serveur

    2010/10/20 by Arthur Lutz

    Description de la présentation sur le site de Paris Web 2010: ici.

    Quentin Adam voudrait que l'on fasse plus de javascript coté serveur. Un des principaux avantages du javascript server side est que il n'est pas nécessaire de traduire ces structures de données entre plusieurs languages de programmation.

    http://www.bewebmaster.com/bewebmaster/icons/JavaScript.png http://a3.twimg.com/profile_images/90410047/clouds2_normal.jpg

    Une des limites à cette adoption est que les moteurs de javascripts ne font pas de DOM (ca c'est le boulot du navigateur), du coup pas de jquery, mootools ou dojo (high level javascript)>. Par conséquent les développeurs javascript vont avoir des difficultés pour coder en server side. Certaines librairies sont en train de prendre en compte cet environnement limité.

    Quand on fait du javascript coté serveur, on peut considérer les requêtes comme des websockets, ce qui va être avantageux en terme de performances (par exemple lorsque le serveur reçoit deux requêtes identiques, quand la réponse est prête on renvoie deux fois la même chose).

    Voici quelques outils que Quentin Adam recommande ou mentionne :

    • Ape - Ajax Push Engine - http://www.ape-project.org Mettre du javascript dans un module apache. Coté client on a du mootols pour faire du développement.
    • Node.js http://www.nodejs.org très adopté par la communauté ruby. Node.js es apparu au moment de l'émergence de v8. Par contre celui-ci n'est pas très stable, la documentation n'est pas très complète, mais il y a beaucoup de "recettes" sur le web.
    • CommonJS http://www.commonjs.org/ est une librairie qui a l'avantage d'être en cours de standardisation.
    • Jaxer http://jaxer.org/ est une sorte de firefox embarqué dans un module apache, ce qui est un peu trop lourd mais son existence mérite d'être mentionnée.

    À Logilab, pour le développement de CubicWeb, nous penchons plutôt pour les développements des mécanismes asyncrones dans Twisted, mais cette présentation a le mérite de mettre en avant que d'utiliser javascript ne concerne pas uniquement les tweaks dans le navigateur.

    http://twistedmatrix.com/trac/chrome/common/trac_banner.png