J'ai eu la chance d'assister à l'ensemble des conférences données à Paris Web sur le rôle du texte et de la typographie dans le web d'aujourd'hui.

La présentation Le texte: parent pauvre du web ? (par Jean-Marc Hardy) rappela les points les plus pertinents sur l'usage des éléments textuels par rapport à l'image.

Outre l'exemple classique sur les outils de référencement qui ne savent aujourd'hui utiliser que le texte brut d'une page (au grand dam des "flasheurs"), D'autres résultats d'études furent donnés:

  • le taux de suivi des liens publicitaires textuels (ceux de Google par exemple sont 10 fois plus efficaces que les bannières classiques qui ont un taux de suivi de 2‰).
  • des cartes de température montrent que les titres (surtout si ceux-ci sont inférieurs à 11 caractères) restent très structurants pour la lecture et le prise d'informations à la différence des images qui restent floues pour le cerveau pendant les premiers dixièmes de secondes
  • l'usage de phrases explicatives plutôt que des infinitifs vagues dans les boutons de formulaires rassurent l'utilisateur ѕur des étapes cruciales d'enregistrement.

Un dernier contre-exemple étonnant fut donné au sujet d'une boutique en ligne qui en voulant mettre en valeur la corbeille d'achats par une image très colorée a provoqué l'effet inverse: un sentiment de rejet des utilisateurs qui croyaient voir alors une publicité ;-)

Jean-Marc Hardy a évoqué brièvement le rôle du texte dans l'accessibilité mais a préféré laisser cette partie à d'autres orateurs de Paris Web (l'accessibilité étant à l'honneur cette année).

J'aurais bien aimé avoir son avis sur l'esthétique souvent utilisée pour les sites dits Web2.0 qui se rapprochent finalement assez bien de ses recommandations.

Le deuxième jour, j'ai particulièrement apprécié les sujets autour de la typographie et le rhythme des pages...

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