Adrien, David, Katia et moi avons participé au 4ème raid agile organisé par Pablo Pernot et Claude Aubry dans les Cévennes.

https://www.logilab.org/file/4386083?vid=download

Je partage l'avis de Sylvain Thénault, lorsqu'il a dit ici il y a quelques mois "j'ai eu la chance de participer au raid agile organisé par Pablo et Claudio", car à mon avis, c'est vraiment une chance de pouvoir se retrouver dans un gîte des Cévennes pour une formation agile originale pendant trois jours et trois nuits. Pendant cette formation, on arrête tout et on partage ses expériences, on joue, on randonne ensemble, et surtout on apprend les nouvelles pratiques du management, de l’agilité organisationnelle et de la gestion de produit. On parle, bien sûr, de participer à des ateliers d'impact mapping, de story mapping, de faire des échanges sur Scrum, Kanban et d'approfondir ses connaissances sur la culture agile.

Malgré un côté un peu "monomaniaque" (on est isolé au milieu de nulle part, on fait des randonnées, on arrive en haut de la montagne et on ne parle que des méthodes agiles), à aucun moment on ne parle de vie personnelle, ce qui permet de vite se couper du monde extérieur et s'impliquer dans les jeux. Les profils distincts des participants (grands groupes, PME et indépendants) a permis d'échanger et de se rendre compte que les problèmes ne sont pas si différents et qu'on peut trouver un moyen d'adapter l'agilité pour les résoudre.

Je n'ai pas pu m'empêcher de réfléchir à ce qu'on pourrait mettre en œuvre pour améliorer les pratiques agiles déjà instaurées au sein de Logilab. Ce qui est intéressant, c'est que je me suis toujours dit que les méthodes agiles ne s'appliquaient qu'aux développeurs, et désormais j'ai vu qu'on peut appliquer cette nouvelle façon de travailler dans tous les domaines d'activité dont celui de la communication.

Je pense surtout au chef de projet qui doit mener son projet à terme tout en respectant les délais et surtout le budget dédié. Et pour atteindre son objectif, le chef de projet doit penser au contenu, au calendrier, au budget mais aussi à la satisfaction du client (et j'ajouterais même "à sa fidélisation"). À travers les méthodes classiques, on se voit confier le projet, on le démarre et on avance... selon une ligne droite : on valide l'étape précédente avant de passer à la suivante. Sauf qu'il arrive (et très souvent) qu'on ne valide pas l'étape précédente et que, par manque de temps ou de budget, on fonce vers l'étape suivante. Il en résulte un très grand stress et s'il faut revenir en arrière pour corriger un problème, c'est toujours plus coûteux.

https://www.logilab.org/file/4386092?vid=download

Dans les méthodes agiles, on nous propose de découper le travail en plusieurs itérations, qu'on gère en tant que "mini-projets" définis avec le client. Ensuite on identifiera — toujours avec le client — les différentes fonctionnalités et leur priorité. Résultat : le client pourra clarifier ses attentes et ses exigences pendant que le projet avance et il se sentira rassuré d'avoir une meilleure visibilité sur le projet (objectifs à court terme livrés régulièrement). L'amélioration se fait en continu, la qualité reste tout le temps contrôlée et les risques sont identifiés au plus tôt. Tout au long du projet, l'équipe reste motivée car ses objectifs sont toujours proches et sont régulièrement atteints (à chaque fin d'itération). Et s'il arrive qu'il n'y ait plus de budget, le projet peut s'arrêter sereinement et le client n'est pas surpris car il a suivi l'évolution du projet.

Dans les méthodes agiles on se focalise sur l'objectif, on découpe le temps, on fixe des échéances, on propose des livraisons fréquentes, on suggère des aménagements en permanence, on communique avec ses collègues, son équipe et le client (on parle d'un échange étroit entre toutes les parties prenantes, une réflexion constante,) et surtout... on accepte le changement.

https://www.logilab.org/file/4386097?vid=download

Par exemple, nous avons appris la méthode Scrum grâce à un exercice consistant à faire ensemble un puzzle de 500 pièces. 3 équipes de 3 personnes ont été formées. À cette occasion nous avons dû :

  • déterminer les exigences du client (son objectif : le puzzle monté),
  • identifier les priorités (quelles étaient les parties que le client souhaitait voir réalisées en premier et pourquoi),

Des mêlées ont été organisées à la fin des sprints de réalisation afin de contrôler l'avancement du projet. Ceci nous a permis de faire un rapport qualitatif et quantitatif du projet. Le client nous a fait part de son mécontentement, et nous avons pu expliquer que le produit ne pourrait pas être livré dans le délai souhaité. Le client a donc pu comprendre nos contraintes et nous avons pu trouver ensemble une solution satisfaisante.

Ce jeu m'a permis de comprendre scrum et m'a montré son efficacité. Je comprends mieux pourquoi chez Logilab nous appliquons les méthodes agiles à nos développements et tous nos projets.

https://www.logilab.org/file/4386104?vid=download

L'ensemble des outils évoqués tout au long du raid s'appuie sur du matériel issu du mouvement agile. Le contenu est dense, on enchaîne les jeux à grande vitesse, et malgré (ou grâce à) des visions souvent opposées, Pablo et Claude ont su nous immerger dans l’agilité.

Je ne saurais trop vous recommander de sauter sur l'occasion et de participer à une prochaine édition du raid !

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