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Logilab.org - en VF

Des nouvelles de Logilab et de nos projets sous licences libres, ainsi que des sujets qui nous tiennent à cœur (Python, Linux, Debian, le web sémantique, le calcul scientifique...)

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  • Mon Hackathon à la BnF

    2016/11/24 by Adrien Di Mascio

    J'ai eu la chance de participer au premier hackathon BnF qui s'est déroulé les samedi 19 et dimanche 20 novembre. Alors, c'est quoi un hackathon BnF ?

    C'est d'abord un lieu ! Un lieu insiprant qui a été ma deuxième maison mon deuxième lieu de travail pendant ces 5 dernières années où j'ai travaillé sur data.bnf.fr.

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0b/BNF_FM_Hall_Est.jpg/512px-BNF_FM_Hall_Est.jpg

    Et puis une thématique : mettre en avant le patrimoine de la BnF et inventer de nouveaux usages numériques autour de ses ressources. Pas beaucoup de contraintes si ce n'est de rendre le code disponible sous une licence libre.

    Je ne connais pas bien toutes les applications de la BnF et en particulier je ne maîtrise pas tous les services de Gallica (honte à moi !) mais je commence à avoir une certaine idée de ce que sont les données à la BnF, de comment elles sont rangées (je finis même par connaître les zones intermarc et pouvoir comprendre des 100$blagues). Au-delà du projet data.bnf.fr lui-même, la connaissance de ces données, de leur récupération et de leur usage s'est affinée avec mes travaux sur les projets OpenCat, reliures, bp16, et tous les autres passés ou en cours où on a relié des bases de données extérieures aux notices d'autorité de la BnF comme human-music , andrebreton, les registres de la Comédie-Française, libretheatre, prototype biblissima, bientôt des morceaux d'Archives départementales et nationales et j'en oublie certainement. Je partais donc avec l'idée qu'à défaut de réaliser quelque chose, je saurai a minima servir de facilitateur dans la récupération et le traitement des données.

    Le hackathon, c'est aussi une ambiance conviviale portée par les quelques 70 participants qui sont venus, la dizaine d'équipes ainsi constituées et tous les agents BnF qui se sont relayés pendant plus de 24h pour répondre à nos questions, nous guider ou redonner un petit coup de boost lorsque la fatigue ou la frustration commençaient à gagner du terrain. Oui parce qu'en fait, on était quand même là pour tenter de produire quelque chose… Pour ma part, j'ai rejoint en début de hackathon le projet porté par Carmen Brando et Francesca Frontini dont le but était de pouvoir extraire de Gallica les tables des matières et les textes OCRisés et procéder à de la reconnaissance d'entités nommées. Plus précisément, il s'agissait de pouvoir retrouver les lieux et personnes cités dans les textes numérisés pour les aligner vers les données de data.bnf.fr. À la différence d'autres projets, nous voulions donc créer de la nouvelle donnée et l'exploiter plutôt que de réutiliser des relations ou indexations déjà présentes dans les catalogues. Si ce chantier aboutissait, les intérêts pourraient être multiples puisqu'on pourrait imaginer une navigation enrichie de cartes ou de nouveaux rebonds, de nouvelles visualisations à partir de statistiques et possiblement soulever de nouvelles questions de recherche sur les textes eux-mêmes.

    Relations entre auteurs / visualisation créée par Marine Riguet

    Relations entre auteurs / visualisation créée par Marine Riguet

    Nous nous sommes plus ou moins répartis en sous-groupes de travail (je simplifie car chacun a en réalité participé de près ou de loin à tout) :

    • Paule, Delphine et Marc qui étaient nos experts littéraires et nous ont aidé à déterminer des corpus de travail pertinents pour tester nos outils,
    • Frédéric, qui avait développé l'outil de traitement linguistique Alix, et qui s'est donc occupé du traitement initial et des annotations linguistiques des textes,
    • Carmen et Francesca, qui avaient écrit le moteur de reconnaissance d'entités nommées REDEN, se sont occupées d'améliorer l'outil pour permettre le traitement du texte annoté et retrouver les concepts databnf et dbpedia de personnes et de lieux,
    • Gaétan, Mehdi (issus de l'équipe Prevu), Jean-Baptiste se sont plus concentrés sur le développement d'une appli JS pour naviguer et visualiser les résultats obtenus,
    • Bruno et moi-même voguions de sous-groupe en sous-groupe pour faciliter la récupération de données, réaliser les divers pré/post-traitements et aussi taper un peu sur la visu.

    Le résultat ? Je crois que nous avons été un peu trop ambitieux et il n'est malheureusement pas encore consultable en ligne mais on va tenter d'y travailler dans les jours qui viennent et de rendre le code accessible. Même si ce n'est encore qu'une preuve de concept, on a malgré tout obtenu quelques jolis résultats comme l'affichage d'une carte des lieux mentionnés dans une œuvre avec rebonds interactifs vers les pages correspondantes dans Gallica ou encore des pages de statistiques sur les personnes citées. Tout ça est encore loin d'être industrialisé et il y a évidemment plein de problèmes comme la résilience face à un mauvais OCR (on s'est concentrés sur les textes dont la qualité d'OCRisation était supérieure à 80% d'après Gallica), à l'ancien français ou encore à la gestion propre des personnes ou lieux fictifs vs. réels.

    Exemple d'écran de navigation obtenu qui fait le lien entre une carte et un texte OCRisé de Gallica

    En tout cas, j'ai eu la chance de tomber sur des co-équipiers de luxe et je garderai un excellent souvenir de ces 24h. Pour conclure, j'adresse un grand bravo à gallicarte qui a remporté le prix du jury et à diderotbot qui a trouvé de belles perles dans Gallica qui résonnaient particulièrement bien avec l'actualité.

    À l'année prochaine pour la suite j'espère !


  • Le forum ouvert

    2016/11/23 by Sylvain Thenault

    J'ai eu l'occasion de participer une nouvelle fois à un forum ouvert lors de la rencontre autour de l'entreprise libérée organisée par l'APAP et NOÏO (la dernière, c'était à l'Agile Tour Toulouse) . J'en ai fait un petit compte-rendu mais ce n'est pas l'objet de ce billet.

    Comme je trouve que le forum ouvert est vraiment un format super pour tirer le meilleur parti d'un groupe de gens indépendamment de la taille du groupe, je vais ici faire un petit rappel des bases (telles qu'elles nous ont été rappellées lors de cette rencontre), qu'on peut ensuite adapter en fonction de ses propres contraintes.

    Les principes du forum ouvert (ou Open Space) sont inspirés du fait que dans les conférences, la plupart des choses intéressantes sont dites en off : en discutant entre les conférences, pendant le café, devant la porte, etc. L'idée est donc de transformer la conférence en une grande pause avec des discussions libres, en petit groupe, autour d'un thème donné et avec les quatre principes suivants pour mettre tout le monde à l'aise :

    • toutes les personnes présentes sont les bonnes personnes,
    • ce qui arrive est ce qui pouvait arriver,
    • quelque soit le moment où ça commence, c'est le bon moment,
    • et quand c'est fini, c'est fini.
    https://www.logilab.org/file/9306538/raw/20161121_194647.jpg

    Partant de ces bases, un forum ouvert se déroule en quatre phases :

    1. introduction du sujet et des principes du forum ouvert énoncés ici,
    2. proposition et éventuellement sélection des sujets,
    3. plusieurs rounds de discussions sur les sujets choisis,
    4. choix d'actions et clôture.

    Une fois le sujet introduit, voici le détail du déroulement des étapes suivantes...

    L'émergence des sujets

    Dans cette première phase, chacun est invité à proposer un sujet qu'il va écrire en gros sur une feuille en y indiquant également son nom. Cette feuille sera affichée sur un tableau qu'on nomme la place du marché, accompagnée d'une indication de l'heure et du lieu où aura lieu cette discussion.

    Pour cette indication, l'organisateur aura au préalable préparé une grille d'emploi du temps déduite :

    • du nombre de discussions en parallèle (en fonction de l'espace ou des tables disponibles ainsi que du nombre de personnes présentes - compter entre 5 et 10 personnes max par groupe),
    • de la durée et le nombre de créneaux successifs (au moins 40 minutes pour un créneau, le temps passe vite !).

    À partir de ces informations on obtient une grille horaire dans laquelle les propositions pourront être placées, ainsi accompagnée d'un lieu (en général un numéro de table) et d'un créneau horaire.

    https://www.logilab.org/file/9306522/raw/20161121_194729.jpg

    On peut apparemment tabler sur une proposition de sujet pour deux personnes en moyenne. Si plusieurs propositions sont similaires, il est possible de les recouper si les porteurs du sujet le souhaitent. Enfin s'il est nécessaire de faire une sélection, on peut demander aux participants de "s'inscrire" sur les sujets afin de voir lesquels sont les moins suivis.

    Le temps des discussions

    Et c'est parti pour le premier round de discussion ! Chaque porteur de sujet s'installe à sa table, y indique clairement le sujet discuté (on laisse l'affichage général en place pour les retardataires et promeneurs) et attend d'être rejoint par d'autres personnes également intéressées par ce sujet. Il a deux responsabilités :

    • introduire le sujet,
    • s'assurer qu'un compte-rendu sera écrit (mais pas forcément par lui).

    Animer la discussion n'en fait pas parti.

    Pendant les discussions, on peut ajouter :

    • la loi des deux pieds : chacun est libre s'il en ressent l'envie pour une raison ou pour une autre de quitter sa table pour aller s'installer sur une autre,
    • les abeilles qui butinent de tables en tables, sans jamais vraiment s'installer mais en permettant d'essaimer l'information d'une table à l'autre,
    • les papillons qui papillonnent un peu en marge du processus, mais il n'est pas rare d'en voir émerger des choses.
    https://www.logilab.org/file/9306530/raw/20161121_194658.jpg

    Une dizaine de minutes avant la fin du créneau, l'organisateur indique qu'il est temps de s'assurer que le compte-rendu de la discussion sera fait. Enfin à la fin du temps imparti, chaque table va afficher son compte-rendu sur le grand journal.

    https://www.logilab.org/file/9306515/raw/20161121_212456.jpg

    Je trouve qu'il est intéressant de réserver un créneau à ce moment là pour qu'une personne par table présente ce compte-rendu en quelques minutes, car il est parfois difficile de se contenter de ce qui est écrit ou dessiné.

    Après on enchaîne rapidement sur le round suivant, et ainsi de suite.

    La clôture

    À ce moment là, tout le monde commence à être bien détendu, en confiance, et à connaître au moins une partie des participants. Afin de faire avancer la cause discutée, on va effectuer une dernier round de propositions / discussions dont l'objectif est de dégager des actions réalistes à court terme. Sur le modèle des étapes précédente, les participants sont invités à proposer une action qu'ils ont envie de tirer (ou de voir tirer) avec d'autres. Ils l'énoncent et l'affichent sur le marché aux actions.

    Une fois toutes les actions proposées, les personnes intéressées par une action donnée se regroupent et structurent une action qui sera énoncée devant l'assistance une fois le temps imparti écoulé. Si possible, l'organisateur effectuera un suivi de ces actions après l'évènement.

    https://www.logilab.org/file/9306297/raw/20161121_214833.jpg

    Il est ensuite temps de se féliciter, de se remercier, d'annoncer la suite ou toute autre chose utile avant de se quitter.

    Les photos sont tirées de l'évènement sus-cité, merci aux organisateurs et en particulier ici aux facilitateurs graphiques !


  • Rencontre autour de l'entreprise libérée à Toulouse

    2016/11/23 by Sylvain Thenault

    J'ai eu l'occasion de participer à une rencontre autour de l'entreprise libérée organisée par l'APAP et NOÏO sur Toulouse. Voici quelques notes pour la postérité.

    https://www.logilab.org/file/9306297/raw/20161121_214833.jpg

    La première partie de cette rencontre était la diffusion du documentaire E 3.0, Une entreprise humaniste qui présente les 6 premiers mois de la "libération" d'Averia, une entreprise de miroiterie d'ile de france. Le réalisateur était présent et nous a annoncé en amont de la projection son parti pris volontaire pour l'entreprise libérée (ce qui n'est pas pour me déplaire). J'ai trouvé ce documentaire intéressant de par l'aspect "témoignage sur le vif" et par le suivi sur quelques mois de cette phase critique de transformation. Ça donne envie de savoir où il en sont maintenant (la période filmée est le second semestre 2015).

    La seconde partie s'est déroulée sous la forme d'un forum ouvert. Au delà des sujets de départ que j'avais choisi, cela m'a surtout permis d'échanger avec d'autres personnes dont l'entreprise est plus ou moins avancée sur le chemin de la libération (j'ai du mal avec ce terme que je trouve un peu galvaudé mais bon). J'y ai notamment rencontré une dirigeante d'une société de pose de parquets (Erah), en voie de "libération" depuis 5 ans. Celle-ci a pour le moins étonné tout le monde lorsqu'elle nous a appris que ses salariés avaient décidés ensemble d'être tous payés pareils, indépendamment de leur expérience (mais légèrement au dessus des prix du marché même pour les expérimentés), ou encore que la société finançait à ses salariés des stages sur leur temps de travail, indépendamment de l'intérêt du sujet pour elle. J'ai également discuté avec la dirigeante de Fun and fly qui gère son entreprise d'une dizaine de personnes dans la veine de l'entreprise libérée sans le savoir jusqu'ici. Non sans similitude avec Logilab, où nous avons grandi depuis 2000 avec bon nombre de principes aujourd'hui regroupés sous la bannière de l'entreprise libérée.

    https://www.logilab.org/file/9306355/raw/20161121_222142.jpg

    La soirée s'est conclut pour moi avec le directeur de Web-Atrio qui devrait prochainement inviter le petit groupe que nous avons formé à un déjeuner ou diner afin d'aller plus loin dans les échanges autour de nos avancées et expérimentations respectives, élément qui est apparu essentiel à chacun, même si nous n'espérons pas y trouver de recettes miracles s'appliquant à tout le monde.

    Pour aller plus loin, le lecteur intéressé pourra :

    • regarder cette conférence d'Isaac Getz qui m'a été recommandée pendant la soirée (à Logilab Toulouse nous en avons regardé une de Frédéric Laloux que je recommende également si vous n'avez pas lu son livre),
    • lire une bande dessinée à ce sujet,
    • suivre ce qu'il se passe du côté de l'association MOM21, qui devrait notamment créer une antenne Sud-Ouest et organiser une journée à ce sujet le 18 janvier prochain (mais je n'ai pas trouvé plus d'info à ce sujet sur leur site).

    Merci à tous les organisateurs pour ce moment rondement mené et qui a permis de se rendre compte qu'on n'est pas seul sur le chemin !


  • Linkdump du meetup docker Nantes septembre 2016

    2016/10/04 by Arthur Lutz

    La semaine dernière, je suis allé au meetup docker sur "Containers' Jungle. Docker, Rocket, RunC, LXD ... WTF ?".

    À Logilab, nous sommes parfois un poil déçus par docker (mais utilisateurs comme vous pouvez le voir sur notre blog Developing salt formulas with docker, Running a local salt-master to orchestrate docker containers, Building Docker containers using Salt, Retour sur la journée conteneurs dans le cadre de Open Source Innovation Spring). Du coup nous étions curieux d'aller creuser la piste de rocket et autres technologies de conteneurs.

    https://www.logilab.org/file/8445845/raw/global_361217852.jpeg

    Nicolas De Loof nous a présentés quelques concepts sous-jacents à docker, mais aussi quelques alternatives et retours d’expérience sur l'utilisateur de docker et de son écosystème. La présentation sera rejouée au devfest Nantes pour ceux qui l'auraient ratée.

    Voici quelques liens collectés lors du meetup qui nécessiteraient un peu plus de lecture et d'explications, mais je pose cela tel quel au cas où ce serait utile à d'autres :

    Un meetup recommandé pour explorer docker (et ses alternatives?) à Nantes.


  • Nantes Monitoring Meetup - Septembre 2016 - Heka & Hindsight

    2016/09/14 by Arthur Lutz

    Hier soir, j'étais au Nantes Monitoring Meetup, Mathieu Parent (aussi développeur debian) nous a présenté l'utilisation de heka et hindsight à Nantes Metropole. Beaucoup de contenu et de principes, voici quelques liens que j'ai collecté pendant la présentation.

    Diagramme d'architecture de l'utilisation de heka chez Mozilla (en 2015)

    http://people.mozilla.org/~rmiller/heka-monitorama-2015-06/moz-pipeline.png

    Le prochain meetup aura lieu de mardi 8 novembre, rejoignez nous sur meetup.


  • Agile France 2016

    2016/06/30 by Marla Da Silva

    Nous avons assisté à la conférence Agile France qui a eu lieu les 16 et 17 juin au Chalet de la Porte Jaune, à Paris.

    La grande conférence agile francophone, de la communauté pour la communauté, réalisée dans un lieu exceptionnel proposait d'aborder différents sujets, tels que les méthodes agiles, l'intelligence collective et la facilitation, le développement de logiciels, l'expérience utilisateur d'innovation, les organisations et leur management, etc.

    Dans un cadre très agréable permettant de s'échapper de l'ambiance urbaine, notre équipe a pu assister à quelques conférences qui ont attirées notre attention :

    Facilitation graphique

    Jean-Pierre Bonnafous, qui a participé aux 15 ans de Logilab, a invité les participants à réagir tout au long de ces deux jours et a mis en image leurs retours.

    https://www.logilab.org/file/6729471/raw

    Toutes les sessions d'Agile France étaient présentées sur une fresque. Nous, nous sommes fans !

    https://www.logilab.org/file/6831358/raw

    Utilisateur, fais moi mal : la ditacture du test

    Emilie-Anne Gerch et Nicolas Moreau ont parlé de l'importance du test utilisateur d'une façon dynamique et ont partagé leur expérience concernant le site d'AXA Assurances avec une approche assez drôle : les designers viennent de Vénus et les développeurs de Mars, les utilisateurs sont, quant à eux, de bons Terriens. Comment ramener sur Terre un designer un peu trop perché ou sortir de sa grotte un développeur pour qui un texte blanc sur fond noir est la norme ?

    Grande leçon pour les designers, les développeurs et les chefs de projet, car ceux qui apportent la bonne réponse ce sont les utilisateurs. Selon eux, c'est le jury le plus juste, car ce sont eux qui utilisent le produit final. Les utilisateurs finaux constituent le jury le plus sévère mais le plus juste qui soit. Ils ont des mots parfois crus et des doigts qui cliquent partout sauf là où on avait pensé. :-)

    Les tests utilisateur permettent de tester un produit en conditions réelles. Grâce à ceux-ci, il est possible de recueillir des informations utiles pour améliorer le produit. Ils permettent de donner une priorité à différentes fonctionnalités ou idées. Ils permettent de reconnaître les fonctionnalités à conserver (les plus utilisées, les plus demandées...) et celles à supprimer (celles que personne ne voit ou n'utilise). Ils constituent aussi un moyen d'intégrer efficacement l'utilisateur dans la conception.

    Quelques points permettant de mieux comprendre la psychologie de l'utilisateur :

    L'être humain utilise rarement un outil pour sa fonction primaire. Il est partisan du moindre effort, il bricole et modifie les outils de manière à les adapter à son besoin.

    L'utilisateur souhaite avant tout aller à l'essentiel.

    Il ne veut pas avoir la sensation de devoir apprendre. Il ne lit pas les manuels, il pioche les informations dont il a besoin lorsque la nécessité se fait sentir.

    Il est influencé par l'extérieur (le bruit, un interlocuteur), par son état émotionnel (le stress, la somnolence...) et par son vécu (il calque ses actions sur ce qu'il a déjà pratiqué ailleurs). Son expérience s'étend au delà du numérique.

    Il est "techno-aveugle" : il veut avant tout que ça marche, la technique utilisée ne l'intéresse pas.

    Il est bienveillant : il aura tendance à se blâmer au lieu de remettre en cause le produit et donne des retours d'expérience très facilement.

    Présentation

    Un iceberg pour explorer ce qui ne va pas

    Certains d'entre-nous ont assisté à la conférence Un iceberg pour explorer ce qui ne va pas, animée par Emmanuel Gaillot et Raphaël Pierquin. La session portait sur la découverte de nos réactions face à un évènement donné.

    Cette conférence a démarré par une démonstration pratique basée sur la métaphore de l'iceberg créée par Virginia Satir. Il arrive qu'on agisse et qu'on réagisse d'une manière qui nous surprend ou nous dépasse. Pendant cette session, nous avons exploré ces situations à l'aide d'un exercice inventé par Virginia Satir, basé sur la métaphore de l'iceberg (ce qui est émergé est observable, ce qui est immergé se passe au-dedans). Les participant·e·s ont pu ainsi s'approprier un format de réflexion simple à suivre pour apprendre à mieux se connaître — et possiblement apprendre à mieux s'apprécier.

    Raphaël Pierquin a choisi un évènement qu'il a contextualisé en décrivant les comportements de chaque personne impliquée dans son récit, puis a présenté sa stratégie par rapport à cet évènement. Guidé par Emmanuel Gaillot, qui avait au préalable disposé des feuilles de papier au sol sur lesquelles étaient écrits les intitulés de chaque "case" de l'iceberg, il a ensuite déroulé devant l'assemblée toutes les étapes présentes sous le niveau de l'eau de l'iceberg. À chaque changement de "case" dans son récit, Raphaël se déplaçait vers la feuille idoine, établissant ainsi son propre cheminement physique et mental. Nous avons ensuite eu l'occasion de pratiquer par trinôme puis de discuter de cette méthode avec Emmanuel et Raphaël.

    https://www.logilab.org/file/6832314/raw

    DDD : et si on reprenait l'histoire par le bon bout ? Tout simplement.

    La conférence sur le DDD (Domain Driven Design), par Thomas Pierrainet Jérémie Grodziski a été une synthèse intéressante sur une approche de conception et de développement permettant de se concentrer sur la valeur métier. Cette approche permet notamment de communiquer efficacement et de collaborer avec les experts métier (qui doivent être capables de lire et comprendre notre code !). Les conférenciers ont su extraire certains principes et patrons de conception du fameux "blue book" à l'origine de cette expression, et les rendre accessibles : les "values objects", la couche anti-corruption, l'architecture hexagonale, etc.

    Forum Ouvert

    À cette occasion plus d'une trentaine d'orateurs ont proposé un sujet qui leur tenait à coeur. Les personnes intéressées pouvaient débattre sur chaque sujet en groupes spontanés répartis dans tout l'espace de la conférence pendant 45 minutes.

    Dans ce type d'activité, les groupes sont petits et donc la répartition du temps de parole est assez homogène.

    Juliette de notre équipe a animé le forum "le bonheur au travail" avec une vingtaine de personnes, elle a pu recueillir beaucoup d'idées intéressantes.

    Voici quelques idées qui se sont dégagées de la reflexion :

    https://www.logilab.org/file/6831796/raw

    Mindfulness & Agile

    Dov Tsal Sela nous a présenté "Comprendre tes équipes, pour comprendre à toi-même". La pleine conscience est l'art de regarder le moment présent avec clarté. En nous conseillant de faire un voyage à travers le Taoïsme, les neurosciences et le royaume animal pour comprendre comment sont prises les décisions personnelles et en groupes (et qui les prend…)

    Au cours de cet atelier, nous avons pu visionner des vidéos, et même méditer un peu.

    Comment j'ai recruté mon pair ?

    Juliette a assisté à une conférence animée par Houssam Fakih et Jonathan Salmona centrée sur le recrutement. Partant du principe que les profils trop semblables feront les mêmes erreurs et souhaitant recruter les bonnes personnes pour leur société, ils ont développé leur propre méthode d'évaluation. L'entretien est, pour eux, une des nombreuses vitrines de l'entreprise, aussi souhaitent-ils que cette expérience se déroule de la manière la plus professionnelle possible. Ils ont établi un modèle d'entretien, ce qui assure l'équitabilité des chances pour tous les candidats. Ils ont présenté leur grille d'évaluation, les différentes difficultés rencontrées, les pièges à éviter, les retours de leurs candidats, le suivi des nouvelles recrues ...

    Mais aussi...

    Laura a participé à une discussion intéressante sur le travail agile réparti sur plusieurs sites. De nombreux participants ont fait des retours sur leur expérience, qui parfois impliquait une équipe de développement répartie dans plusieurs pays. À la distance peuvent donc s'ajouter des difficultés liées aux différences culturelles. En laissant de côté ce dernier aspect qui nous concerne moins à Logilab, plusieurs éléments sont applicables sur nos développements répartis entre Paris et Toulouse :

    Des obstacles à garder en tête :

    Il est difficile de capter le ressenti à distance.

    À distance, on ne bénéficie pas de l'"info café" : ces conversations informelles dans le couloir ou la salle café, qui souvent contiennent des informations utiles pour le projet en cours.

    Certaines pratiques sont plus compliquées à distance : rétrospective, planning poker... Mais il existe des applications en ligne pour ça.

    Il est important de :

    Se rencontrer régulièrement, pour partager la même vision et souder les équipes.

    En début de projet, se mettre d'accord sur un "contrat de développement", avec entre autres les bonnes pratiques et le processus de revue et d'intégration.

    Que tout le monde ait accès à la même information : idéalement, le product owner devrait être sur un troisième site distant, pour ne "favoriser" personne. Si il n'y a pas de PO, faire en sorte que des développeurs de chaque site puissent assister régulièrement aux réunions client.

    Et enfin, pourquoi pas...

    Mettre des webcams en salle de pause.

    Faire du pair-programming réparti.


  • Nous recrutons !

    2016/06/29 by Marla Da Silva

    Vous êtes passionné(e) d'informatique et souhaitez comprendre et maîtriser le fonctionnement de toute la pile applicative, de la base de données à la feuille de style, pour concevoir et développer des produits avec agilité ?

    Nous aussi !

    https://www.logilab.org/file/6817931/raw

    Consultez notre offre "CDI - développement web (client)" et postulez chez nous !


  • J'étais au raid agile #5 !

    2016/05/10 by Laura Médioni
    https://www.logilab.org/file/5920040/raw/gite.jpeg

    J'ai à mon tour eu l'opportunité de participer au raid agile #5 organisé par Pablo Pernot et Claude Aubry dans les Cévennes le mois dernier, et j'en suis revenue ravie. Ces quelques jours en immersion dans un cadre magnifique permettent de se déconnecter du quotidien pour se concentrer pleinement sur l'agilité, le tout dans une ambiance chaleureuse. La formation est dense, mais elle est orientée pratique, prévoit des pauses et fait la part belle aux échanges, conseils et retours d'expérience, ce qui fait qu'on ne voit pas le temps passer. J'y ai appris beaucoup de choses, principalement sur des outils de définition d'un produit que nous utilisons peu (pas assez ?) chez Logilab.

    J'ai donc apprécié tout particulièrement les ateliers sur la définition des parties prenantes, des personas (et dans la même idée, je vais me renseigner sur l'empathy mapping). J'ai également pu découvrir l'impact mapping, le petit plus étant de le précéder d'une étude d'impacts rétro-futuriste, qui permet d'identifier les vrais besoins : on se projette dans un futur où le produit connaît un succès total, en se mettant dans la peau de la ou des persona(s) principale(s). On se "souvient" des raisons (orientées comportement) qui font qu'on ne pourrait plus se passer du produit: les impacts.

    En mars 2015, Sylvain Thénault était revenu du raid agile avec ces réflexions. Un an après, je profite de l'occasion pour faire un point sur la façon dont nos pratiques ont évolué, et les choses sur lesquelles j'aimerais avancer suite à mon expérience du raid.

    En un an, nous avons progressé sur pas mal d'aspects à Toulouse :

    • Nous travaillons plus en équipe, chaque individu étant maintenant apte à intervenir sur davantage de projets différents. C'est extrêmement positif, puisque cela permet mieux de gérer la charge, surtout dans un contexte où nous sommes peu nombreux et intervenons sur beaucoup de projets petits à moyens, avec des dates butoir parfois serrées et des congés à gérer. Une montée en compétence a été réalisée au passage, et j'ai l'impression que globalement l'esprit d'équipe et la communication en ont été renforcés.
    • Après pas mal de réflexion et d'évolutions, notre "kanban" est maintenant un peu plus stable (il ressemble à un kanban mais n'en est pas vraiment un, car pas de limites ni de flux tiré). Nous utilisons les colonnes classiques "backlog", "ready", "doing", "review", et une ligne par projet en cours. Sur chaque post-it contenant une tâche, on ajoute une pastille de couleur représentant la personne en charge de sa réalisation. Un coup d’œil rapide permet donc de visualiser les projets sur lesquels il y a trop de travail en attente, en cours ou à intégrer, ainsi que les sous-charges ou surcharges des membres de l'équipe.
    • Toujours dans la catégorie du management visuel: nous avons maintenant un tableau d'obstacles, ainsi qu'un "tableau des contraintes" (mis à jour une fois par semaine) permettant de résumer par projet les risques, dates butoir, charge restante, absence de membres de l'équipe de développement, etc. Ce tableau facilite l'affectation des membres de l'équipe sur les différents projets et le respect des délais.
    • Nous avons effectué deux delegation board à un an d'intervalle. Cela nous a permis d'identifier des éléments clé dans notre travail au quotidien, de clarifier les rôles les concernant et de soulever des problèmes liés. On a pu noter des améliorations lors de la seconde session, par rapport à la première (principalement au niveau organisationnel).
    • Nous essayons de faire une rétrospective tous les mois. Celles que nous avons faites nous ont permis d'améliorer nos pratiques (nous avons notamment progressé sur nos réunions debout, et sur des notions de qualité via la rédaction commune d'un working agreement)

    En revanche, nous avons un nouveau fauteuil que personne n'utilise (peut-être ressemble-t-il trop à une chaise de bureau, me souffle-t-on dans l'oreillette) ! La question du rythme soutenable mentionnée par Sylvain ne semble pas être la préocupation principale, peut-être parce que malgré la charge fluctuante liée au contexte du travail dans une petite société de service, nous n'atteignons généralement pas un rythme insoutenable.

    Au cours de l'année à venir, je pense que nous pourrions travailler entre autres sur les points suivants :

    • Continuer à avancer sur le travail en équipe sur les projets, qui mérite d'être encore amélioré.
    • Travailler sur les rétrospectives : faire tourner le facilitateur, essayer de précéder la rétrospective d'un exercice d'"échauffement" pour se mettre dans le bain. Je suis revenue du raid avec de nouvelles idées de format, à tester !
    • Un atelier réalisé au cours du raid consistait à classer une grande quantité de pratiques agiles dans différentes catégories: en cours d'acquisition, acquis, non acquis, non souhaité. Réaliser cet exercice avec l'ensemble de l'équipe amènerait sûrement des discussions intéressantes. Cela permettrait en outre de partager une vision commune, et de repérer les points à améliorer en priorité dans nos pratiques.
    • Si l'occasion se présente, j'aimerais que nous essayions la cotation de l'extrême, découverte au cours du raid, efficace pour estimer grossièrement un gros backlog en peu de temps.
    • Utiliser dès que possible une partie des outils de définition de produit vus au cours du raid

  • Logilab était au Forum des Archivistes 2016

    2016/04/19 by Marla Da Silva

    Adrien Di Mascio représentait Logilab les jeudi 31 mars et vendredi 1er avril au congrès de l'Association des Archivistes Français qui s'est tenu à Troyes.

    https://www.logilab.org/file/5496185/raw

    Travaillant de plus en plus avec le monde des archives, notamment au travers du projet SAEM et de la réalisation du futur portail national FranceArchives, ce forum était pour nous l'occasion de nouer de nouveaux contacts et de nous tenir informés des projets en cours.

    Notre premier constat a été que le congrès a eu beaucoup de succès avec plus de 800 inscrits, un peu difficile donc de s'y retrouver une fois arrivés sur place !

    Nous n'avons pas pu assister à la table-ronde « Open data : promesses, prouesses et compromis », qui a eu lieu mercredi 30 mars. À cette occasion, Ruth Martinez a présenté le projet LibreThéâtre: une bibliothèque numérique des œuvres théâtrales du domaine public en téléchargement gratuit, un projet développé par nos soins.

    https://www.logilab.org/file/5557170/raw

    Pendant que les différentes AG se déroulaient, nous avons échangé avec quelques éditeurs de logiciels de gestion et publication des archives, notamment autour des questions des choix d'encodage EAD et en particulier de la possibilité (ou non) de pouvoir reconstruire une URL complète à partir des informations trouvées dans les nœuds dao qui ne contiennent souvent qu'un identifiant interne opaque. Dans ce cas, il est difficile de pointer directement vers l'élément numérisé même s'il est visible en ligne à travers une visionneuse.

    Nous avons enchaîné avec l'atelier sur ARK animé par Sébastien Peyrard et Jean-Philippe Tramoni de la BnF. Cela fait 5 ans que nous travaillons à la réalisation de http://data.bnf.fr/ ; connaissant très bien ce sujet, notre objectif était surtout d'écouter les questions des participants.

    Le reste de l'après-midi a surtout été consacré à moultes discussions sur la visualisation, la recherche et les attentes (imaginées) du grand public qui effectue des recherches dans les fonds d'archives.

    Le congrès a été l'occasion de découvrir certains beaux projets, notamment le futur http://data.alod.ch/ qui permettra d'exploiter les principes du Linked-Data et regroupera des données d'archives de plusieurs partenaires suisses. Nous avons hâte de voir les premières ébauches de l'interface de navigation.

    Petite déception du voyage : ne pas avoir pu assister aux ateliers datasprint


  • Nous étions à pgDay, à Paris !

    2016/04/13 by Marla Da Silva

    Le 31 mars 2016, nous (David Douard et Julien Cristau) avons assisté à pgDay Paris, journée de conférences et d'échanges organisée par la communauté française et européenne de PostgreSQL.

    https://www.logilab.org/file/5463130/raw

    Sauvegardes

    Le matin, Magnus Hagander a donné des conseils sur les outils à utiliser pour faire des sauvegardes de bases postgreSQL. En résumé : ne pas écrire ses propres scripts de backup, ne pas utiliser pg_dump sauf si on tient à passer des heures de downtime à attendre le restore (on se souviendra qu'un backup a un comportement heisenbergien : tant qu'il n'a pas été restauré, son état est indéfini).

    I don't care how long a backup takes, I care about how long a restore takes!

    Magnus a insisté sur le temps que nécessite un restore comme une variable importante à prendre en compte (et qui disqualifie de facto l'utilisation de pg_dump).

    Il est préférable d'utiliser barman ou pg_basebackup et pg_receivexlog pour faire des backups physiques du cluster et conserver le WAL (donc avec une granularité au niveau de la transaction).

    À l'issue de sa présentation, Magnus a lancé un joli "Now, go home and rewrite your backup scripts!".

    Supervision

    Ensuite, Damien Clochard a présenté un rapide tour d’horizon des solutions de supervision pour PostgreSQL. L’occasion de présenter l’état de l’art de l’écosystème Postgres en matière d’outil de visualisation, depuis les classiques/génériques à la nagios jusqu'à des outils plus spécialisés (et précis) permettant de voir les problèmes de performance au niveau d'une application. On en retiendra trois.

    PGObserver est un outil d'analyse et de supervision de cluster Postgresql qui offre une interface web écrite en Python et un agent de récolement des données en Java.

    PGcluu permet d'auditer et d'analyser les performances d'un cluster Postgresql.

    pgBadger est un outil d'analyse des logs PostgreSQL qui est écrit en Perle, fonctionne en ligne de commande et produit des rapports HTML plutôt élégants.

    Et aussi

    Cette journée a été aussi l'occasion de rencontrer et d'échanger avec d'autres utilisateurs de PostgreSQL, ce qui est toujours très enrichissant. Par exemple, au détour d'une conversation avec Dimitri Fontaine, j'ai découvert la "licence morale". C'est sous cette licence qu'il publie son (formidable) outil d'import de données dans Postgresql, pgloader. Avec cette licence (dont il a volé l'idée à Varnish), c'est très simple :

    Happy pgloader users tell me that they want a pgloader Moral License. I send them an invoice from my company. They pay the invoice, I develop pgloader.

    Cerise sur la gâteau, Magnus nous a fait la surprise de sortir toute une série de versions de PostgreSQL on stage.


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