|
Logilab.org - en VFDes nouvelles de Logilab et de nos projets sous licences libres, ainsi que des sujets qui nous tiennent à cœur (Python, Linux, Debian, le web sémantique, le calcul scientifique...)
|
Jeudi 8 décembre 2011 nous avons participé à la réunion de travail sur l'ouverture des données événementielles.
Un premier problème est que la licence proposée par LiberTIC est la CreativeCommons CC-BY, alors que les producteurs de données n'ont souvent pas les droits sur toutes les données qu'ils diffusent (par exemple la photo d'illustration d'un concert). Ils auront donc du mal à les publier en totalité sous licence CC-BY. Espérons que la licence Creative Commons rentre dans les habitudes et que cela ne va pas trop freiner le projet.
Aujourd'hui, l'utilisation ressemble à du Fair Use: on tolère la ré-utilisation de contenus protégés par le droit d'auteur car cela sert la diffusion de l'information.
Nous nous sommes demandé s'il est possible de mélanger deux licences dans un flux de données ou s'il faut faire deux flux séparés mais liés.
Un deuxième problème est que les réutilisateurs ne seront pas intéréssés si les données sont trop pauvres et qu'elles n'incluent pas d'image ou de vidéo. Il faut donc trouver un socle commun qui satisfasse les producteurs et les réutilisateurs.
Il nous paraît important de ne pas se tromper dans les orientations choisies:
- utiliser des formats standards et combiner l'utilisation de namespaces existants plutôt que d'inventer un nouveau format
- proposer plusieurs formats d'export pour différentes utilisations (json, ical, etc) quitte à ne pas inclure tout le contenu disponible si le format ne s'y prête pas
- ne pas créer une API de plus et choisir de privilégier les standards du web sémantique en publiant du RDF et si possible en fournissant un accès SPARQL
- préférer la publication distribuée des données par leurs producteurs et leur agrégation par la plate-forme plutôt que d'attendre des producteurs qu'ils remplissent un formulaire de plus.
Nous attendons avec impatience la suite des travaux. Selon LiberTIC la plateforme sera developpée en logiciel libre avec des outils collaboratifs pour piloter le projet.
CubicWeb est une plateforme disponible en logiciel libre qui a déjà fait ses preuves et a été conçue pour développer des applications du type de l'aggrégateur décrit ci-dessus: import et export des données sous différents formats, utilisation des technologies standards du web sémantique. Nous espérons que ceux qui auront à réaliser l'agrégateur choisiront CubicWeb comme base technique pour ce projet.
Nous étions présents à l'évenement organisé par Stereolux et Libertic consacré à l'OpenData dans le domaine de la culture à Nantes. Voici un court compte rendu des points que nous avons retenus de ces présentations.
Il existe sur la toile assez d'articles sur l'Opendata pour qu'il ne nous semble pas nécessaire d'en donner une description, mais nous tenons à souligner que l'OpenData n'est pas simplement une mise à disposition des informations. Pour que des données puissent être qualifiées d'ouvertes, il faut qu'elles respectent une dizaine de principes parmi lesquels l'accessiblité, l'exploitabilité (données brutes), et la la réutilisablitié (licence).
Claire Gallon a cité plusieurs exemples d'OpenData dans le domaine culturel :
- la mise à disposition de données sur la fréquentation d'un musée permet de développer un service qui donnera la meilleure heure pour visiter ce musée. Voir When Should I visit Tate Modern
- Marseille-Provence 2013 (capitale culturelle européenne) ouvre ses données et attend que les acteurs écrivent des applications (mobiles notamment).
Un idée importante est que le service public doit s'adresser au plus grand nombre et ne peut pas consacrer ses ressources à la mise en place de services de niche. La mise à disposition des données permet à des tiers d'occuper ces niches.
En conclusion, Claire Gallon insiste sur la nécessité d'inclure la gestion de la communauté dans les démarches d'ouverture des données. La prochaine priorité des acteurs de l'OpenData sera la coproduction, à la fois pour l'écriture des applications et pour l'amélioration des données.
Romain Wenz de la Bibliothèque nationale de France a présenté http://data.bnf.fr sous l'angle de l'ouverture : l'ouverture à un public différent, l'ouverture à un mode de recherche différent (on cherche sur internet avant d'aller en bibliothèque) et l'ouverture sur les reseaux sociaux où le public partage des références à des contenus qu'il apprécie (twitter, facebook, etc.).
Cette ouverture passe forcément par un web indexable, où l'on peut communiquer facilement une URL d'un contenu (exit les portails de recherche avec des sessions et variable http). Si un site n'est pas indexable, son contenu pourra être trouvé en s'y connectant directement, mais celui-ci restera dans le web "invisible" ou "profond".
Romain Wenz a insisté sur l'Importance des technologies utilisées : d'un coté les strandards ouverts et formalisés par le W3C, notamment en terme de web sémantique (RDF, RDFa, opengraph, schema.org, etc.) et de l'autre l'utilité de s'appuyer sur du logiciel libre. Dans le cas de http://data.bnf.fr il s'agit de CubicWeb.
Frédéric Vasse a briévement présenté la démarche de la Ville de Nantes en matière d'OpenData. Le lancement de la plateforme aura lieu lundi prochain à la Cantine Numérique de Nantes. Selon lui, l'objectif de Nantes est de réussir la coproduction avec les acteurs du territoire.
Libertic a conclu en proposant aux acteurs culturels un projet d'aggrégateur d'informations sur les événements culturels à Nantes. Nous espérons pouvoir vous donner prochainement plus d'informations sur ce projet.
Autre compte rendu (prises de notes) : http://www.scribd.com/doc/72810587/Opendata-Culture
Description de la présentation sur le site de Paris Web 2010: ici.
Quentin Adam voudrait que l'on fasse plus de javascript coté
serveur. Un des principaux avantages du javascript server side est que
il n'est pas nécessaire de traduire ces structures de données entre
plusieurs languages de programmation.
Une des limites à cette adoption est que les moteurs de javascripts ne
font pas de DOM (ca c'est le boulot du navigateur), du coup pas de
jquery, mootools ou dojo (high level javascript)>. Par conséquent
les développeurs javascript vont avoir des difficultés pour coder en
server side. Certaines librairies sont en train de prendre en compte
cet environnement limité.
Quand on fait du javascript coté serveur, on peut considérer les
requêtes comme des websockets, ce qui va être avantageux en terme de
performances (par exemple lorsque le serveur reçoit deux requêtes
identiques, quand la réponse est prête on renvoie deux fois la même
chose).
Voici quelques outils que Quentin Adam recommande ou mentionne :
- Ape - Ajax Push Engine - http://www.ape-project.org Mettre du
javascript dans un module apache. Coté client on a du mootols pour
faire du développement.
- Node.js http://www.nodejs.org très adopté par la communauté
ruby. Node.js es apparu au moment de l'émergence de v8. Par contre
celui-ci n'est pas très stable, la documentation n'est pas très
complète, mais il y a beaucoup de "recettes" sur le web.
- CommonJS http://www.commonjs.org/ est une librairie qui a l'avantage
d'être en cours de standardisation.
- Jaxer http://jaxer.org/ est une sorte de firefox embarqué dans un
module apache, ce qui est un peu trop lourd mais son existence
mérite d'être mentionnée.
À Logilab, pour le développement de CubicWeb, nous penchons plutôt pour les développements des mécanismes
asyncrones dans Twisted, mais cette présentation a le mérite de
mettre en avant que d'utiliser javascript ne concerne pas uniquement
les tweaks dans le navigateur.
Suite de la première journée.
Le lendemain, j'ai pu assister à La typographie comme outil de design (par David Rault) qui me semble être une sensibilisation indispensable à tout développeur web. Une introduction efficace et complète sur les familles de polices (classification VOX-ATypI) et les types d'effets produits sur le lecteur. Il faut voir la typographie comme l'équivalent de l'intonation à l'oral. La police apporte un autre contexte à la compréhension du texte. Pour finir, David Rault a parcouru les "web fonts" les plus connues tout en prenant soin de donner son avis d'expert ainsi que des détails historiques croustillants.
Les organisateurs de Paris Web avaient ensuite judicieusement programmé La macrotypographie de la page Web (par Anne-Sophie Fradier). Après quelques explications historiques sur l'importance du support sur le format, plusieurs techniques de bases ont été présentées, comme par exemple l'usage des grilles pour la construction des pages. Celles-ci fixent un cadre à la créativité et permettent de respecter plus facilement des pauses visuelles pour retrouver un confort de lecture indispensable. L'interlignage doit être important (140% du corps), le fer à gauche et le drapeau à droite et un corps de texte suffisamment gros pour éviter des changements de taille de police intempestifs (qui risquent de "casser" la mise en page).
Un des sujets intéressants mais souvent méconnu est le respect de la ligne de base dans la construction du flux vertical du texte dans un document. C'est justement sur ce principe et en se basant sur cet article que plusieurs personnes à Logilab ont commencé à implanter des "règles de rythmes" dans le framework CubicWeb lors d'un sprint en mai dernier. Dernier conseil à retenir d'une typographe, il faut donc toujours essayer de "retomber sur ses pattes" :-)
Une question pertinente fut posée à la fin de la présentation sur la mode des "design fluides"; c'est-à-dire des mises en page calculées tout en proportion plutôt que fixées en pixels. La réponse donnée ne peut être absolue car ceci dépend essentiellement de la créativité et de l'originalité de l'auteur du site ; même si Anne-Sophie Fradier préconise quand même de garder le contrôle sur la largeur (la hauteur étant souvent imposée par le navigateur).
L'usage de WOFF, les nouveautés apportées par CSS3 et les effets rendus possibles par javascript vont permettre de créer un nouvel univers au texte et à sa mise en forme. Nous pouvons espérer que le confort de lecture et la lisibilité des textes vont devenir de véritables critères de qualité. Il me paraît aujourd'hui évident à l'issu de ces présentations que la typographie va petit à petit s'imposer comme une nouvelle compétence du web designer de demain.
Sur l'usage des grilles pour la construction d'un design de site :
J'ai eu la chance d'assister à l'ensemble des conférences données à Paris Web sur le rôle du texte et de la typographie dans le web d'aujourd'hui.
La présentation Le texte: parent pauvre du web ? (par Jean-Marc Hardy) rappela les points les plus pertinents sur l'usage des éléments textuels par rapport à l'image.
Outre l'exemple classique sur les outils de référencement qui ne savent aujourd'hui utiliser que le texte brut d'une page (au grand dam des "flasheurs"), D'autres résultats d'études furent donnés:
- le taux de suivi des liens publicitaires textuels (ceux de Google par exemple sont 10 fois plus efficaces que les bannières classiques qui ont un taux de suivi de 2‰).
- des cartes de température montrent que les titres (surtout si ceux-ci sont inférieurs à 11 caractères) restent très structurants pour la lecture et le prise d'informations à la différence des images qui restent floues pour le cerveau pendant les premiers dixièmes de secondes
- l'usage de phrases explicatives plutôt que des infinitifs vagues dans les boutons de formulaires rassurent l'utilisateur ѕur des étapes cruciales d'enregistrement.
Un dernier contre-exemple étonnant fut donné au sujet d'une boutique en ligne qui en voulant mettre en valeur la corbeille d'achats par une image très colorée a provoqué l'effet inverse: un sentiment de rejet des utilisateurs qui croyaient voir alors une publicité ;-)
Jean-Marc Hardy a évoqué brièvement le rôle du texte dans l'accessibilité mais a préféré laisser cette partie à d'autres orateurs de Paris Web (l'accessibilité étant à l'honneur cette année).
J'aurais bien aimé avoir son avis sur l'esthétique souvent utilisée pour les sites dits Web2.0 qui se rapprochent finalement assez bien de ses recommandations.
Le deuxième jour, j'ai particulièrement apprécié les sujets autour de la typographie et le rhythme des pages...
La semaine passée avait lieu Paris-Web 2010. C'était la 5ème édition de cet événement mais je n'avais pas eu l'occasion d'y assister les années précédentes.
Tout d'abord, félicitations aux organisateurs pour l'organisation, notamment pour les sessions du grand amphithéâtre avec la traduction simultanée pour les
conférences en anglais (j'avoue ne pas avoir testé le casque audio), les interprètes en langue des signes ainsi que la vélotypie. Un petit bémol toutefois :
il n'y avait pas assez de prises de courant pour que les personnes présentes puissent recharger leur ordinateur !
Quant aux conférences elles-mêmes, pas mal de choses orientées utilisabilité, design, accessibilité et HTML5. Bien que je n'aie pas eu le sentiment
d'apprendre beaucoup de choses techniquement, en particulier sur HTML5 où le contenu des présentations se recoupait trop
et n'apportait de mon point de vue pas grand chose de nouveau, les orateurs ont su animer et rendre vivante leur présentation. Je retiendrai
en particulier trois présentations :
- Let’s interface - how to make people as excited about tech as we are de Christian Heilmann que je résumerai (très)
rapidement en disant : réutiliser les outils et les données qui sont disponibles, ne pas repartir de zéro et
rajouter une petite couche qui offre une réelle valeur ajoutée, ce n'est pas forcément très compliqué.
Parmi les exemples cités : http://isithackday.com/hacks/geo/addmap.html
- Innover de 9 à 5 par Olivier Thereaux : ou comment créer des espaces d'échange pour faire émerger de nouvelles idées puis les transformer en projets.
Au final, aucune solution concrète ou miracle évidemment, et il me semble que c'était un des buts ("pas de recette de cuisine"),
mais je retiens que d'après son expérience, il faut des gens avec l'esprit hacker, entendre bidouilleur. Ensuite, toutes les idées qui émergent
ne sont pas bonnes, toutes les bonnes idées n'aboutissent pas et si celui qui a l'idée n'est pas directement
celui qui s'occupe de la concrétiser, il y a peu de chances que ça fonctionne. Enfin, il faut ne pas avoir
les yeux plus gros que le ventre et tempérer ses envies en fonction du temps (ou moyens) que l'on pourra y accorder
et y aller petit pas par petit pas.
- HTML5 et ses amis par Paul Rouget : une très belle présentation avec des démonstrations HTML5 (version Firefox4)
très bien choisies : utilisation des websockets pour diffuser les slides sur ordinateurs clients, utilisation de
FileReader pour la prévisualisation d'images côté client et une belle démonstration des capacités WebGL !
Je n'ai entendu que des retours positifs sur la macrographie de la page Web à laquelle je n'ai malheureusement pas assisté personnellement mais d'autres logilabiens y étaient.
J'ai également noté l'absence du web sémantique, ou alors je n'étais pas dans le bon amphi.
En tout cas, tout ça m'a remotivé pour jouer avec HTML5 dans cubicweb. J'ai d'ailleurs commencé à faire une démo websocket dans cubicweb, affaire à suvire...
J'ai présenté au printemps dernier à l'occasion de la conférence AgileFrance2010 un retour d'expérience sur la gestion agile du projet Pylos. Mon "client" m'a fait la gentillesse de participer à l'élaboration de cette présentation et de venir co-présenter.
Après avoir longtemps tardé, voici le support de la présentation (le texte se trouve à la fin, avec les notes pour les orateurs). Bonne lecture.
Merci à Christine, et aux organisateurs de la conférence.
Debian France organise le 30 et 31 octobre prochain une minidebconf à Paris. Le wiki de la conférence est en train de s'étoffer, et pour le moment c'est là qu'il faut s'inscrire. À Logilab nous sommes utilisateurs et contributeurs de Debian, c'est donc naturellement que nous allons essayer d'aller participer à cette conférence. Alexandre Fayolle, développeur Debian ira assister (entre autres) à la présentation de Carl Chenet sur l'état de Python dans Debian.
Je suis allé à la présentation de "Une mise en place de l’eXtreme Programming" présenté par Karine Sabatier dans le cadre d'Agile Nantes. On y a parlé plutôt Ruby on Rails que python, mais surtout de méthodes agiles et XP.
Voici quelques points que j'ai retenu de cette présentation tout à fait pragmatique d'une mise en pratique des principes XP :
- Le principe de "Convention over configuration" : préférer la convention (notamment pour la programmation) plutôt que la contrainte par la configuration. Dans Ruby On Rails, les conventions sont très fortes, pour faire une application on ne peut pas s'éloigner du modèle MVC : les modèles sont dans "model", les views sont dans "views" etc... À ce sujet, la conférencière a fait référence à deux types de designs que je ne connaissait pas : le DDD Domain-driven Design et Behavior Driven Development.
- Utilisation de métaphores : trouver un langage commun avec le client mais aussi avec les utilisateurs
- Application de déploiement ruby on rails : Capistrano, bien qu'à Logilab nous privilégions le déploiement par paquets et dépôts debian, en python on pourra jeter un coup d'œil à Fabric.
- Leur projet XP utilisait le logiciel de gestion de projet Retrospectiva. Celui-ci ressemble sur bien des points à JPL (Jeux de Planification Logiciel) disponible sur le framework CubicWeb (http://www.cubicweb.org). Coté intégration continue : CruiseControl , en python nous privilégions apycot.
- Ce projet a essayé l'utilisation de Selenium pour ces tests web. Le constat est le même que chez Logilab : la première fois que ca marche c'est utile et apporte une grande satisfaction, dans un deuxième temps ca reste très difficile à maintenir. Nous regardons à présent plutôt du coté de Windmill qui a été intégré à la version 3.9 de cubicweb.
- Une mention a été fait d'une société fonctionnement uniquement en mode agile Pyxis.
Logilab est en ce moment en train d'acceuillir un sprint autour de la plateforme CubicWeb. L'objectif principal de ce sprint de 5 jours est d'améliorer l'usage de javascript et des css dans CubicWeb :
- avoir une API javascript propre, testée et documentée
- pouvoir facilement changer le style d'une application cubicweb
- gestion de bundle pour javascript et CSS
- une documentation sur les standards d'écriture des fichiers JS et CSS pour cubicweb
Ce sprint aura lieu du jeudi 29 avril 2010 au 5 mai 2010 (weekend exlus - les bureaux seront fermés). Vous êtes les bienvenus pour contribuer, filer un coup de main, faire du pair programming... ou simplement rencontrer des développeurs cubicweb. Vous pouvez même venir une après-midi ou une seule journée. Pour ceux avec des portables, il y aura du réseau disponible pour être connecté.
Adresse : 104 Boulevard Auguste-Blanqui, Paris. Sonnez à "Logilab".
Métro : St Jacques or Corvisart (Glacière est la station la plus proche mais sera fermée à partir de lundi)
Contact : http://www.logilab.fr/contact
Dates : du 29/04/2010 au 30/04/2010 et du 03/05/2010 au 05/05/2010
|